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Frais d'inscription 2026-2027 : ce que paie un étudiant marocain à l'université

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Pour l'année 2026-2027, un étudiant marocain inscrit dans une université publique française paie en principe 2 902 € par an en licence et 3 950 € en master. Des exonérations existent, mais le décret du 19 mai 2026 les plafonne. Voici les montants officiels, qui en est dispensé, et comment savoir ce que fera la formation que vous visez.

Montants publiés par Campus France pour l'année 2026/2027, plafond des exonérations fixé par le décret n° 2026-385 du 19 mai 2026, et textes des fiches Mon Master relus un par un par Admito.

Les montants 2026-2027, officiels

Campus France publie les droits d'inscription de l'année universitaire 2026/2027 dans les établissements publics qui relèvent du ministère de l'Enseignement supérieur :

  • Étudiant marocain, comme tout étudiant hors Union européenne : 2 902 € par an en licence, 3 950 € par an en master. Ce sont les droits dits « différenciés ».
  • Étudiant de l'Union européenne, et tarif national : 178 € en licence, 255 € en master.
  • Doctorat : 398 € pour tout le monde. Il n'est pas concerné par les droits différenciés.

Autrement dit, les 178 € affichés sur une fiche Parcoursup sont le tarif national. Pour un bachelier marocain, la même licence coûte, sauf exonération, 2 902 € par an — un peu plus de seize fois plus.

Les écoles qui dépendent d'autres ministères — Armées, Économie, Agriculture, Culture (écoles d'architecture comprises) — fixent leurs propres tarifs. Pour elles, seule la page de l'école fait foi.

Qui ne paie pas les droits différenciés

Selon Campus France, certains étudiants extra-européens paient le tarif national en raison de leur statut ou de leur diplôme :

  • les titulaires d'une carte de résident de longue durée, ou les étudiants rattachés à un foyer fiscal en France depuis plus de deux ans ;
  • les réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire, et leurs enfants ;
  • les doctorants ;
  • les élèves de classe préparatoire inscrits en parallèle en licence à l'université.

Sont par ailleurs exonérés d'office, intégralement :

  • les boursiers du gouvernement français et les boursiers sur critères sociaux ;
  • les étudiants venus dans le cadre d'un accord qui prévoit la réciprocité de l'exonération (accord entre établissements, programme d'échange).

Les exonérations des universités : désormais plafonnées

En dehors de ces cas, une université peut exonérer un étudiant sur demande, au regard de sa situation : pays en crise, handicap, difficulté financière de la famille… Pendant des années, beaucoup l'ont fait largement.

Le décret n° 2026-385 du 19 mai 2026 change la donne : ces exonérations ne peuvent plus bénéficier à plus de 30 % des étudiants en 2026-2027, 25 % en 2027-2028, puis 20 %. Une exonération devient donc une décision prise étudiant par étudiant, chaque année, dans la limite d'un quota.

Deux règles de transition protègent ceux qui sont déjà inscrits : un étudiant exonéré en 2025-2026 le reste jusqu'au bout de son cycle (licence ou master) s'il ne change pas d'établissement ; de même pour une exonération 2026-2027 obtenue avant la publication du décret.

Pour un étudiant qui dépose ses vœux entre le 1er octobre et le 15 novembre 2026, pour la rentrée 2027, la conséquence est simple : il n'existe pas de liste d'universités « qui exonèrent tout le monde ». Ce qu'on peut lire, c'est ce que chaque formation écrit sur sa fiche.

En master : ce que disent les fiches Mon Master

Pour chaque master, la plateforme Mon Master publie un champ « droits d'inscription » rempli par l'université. Admito a relu ces textes un par un : sur leur fiche 2025, 734 masters annonçaient ne pas appliquer les droits différenciés à un étudiant marocain.

Un exemple : l'Université de Lorraine exonère en M1 les ressortissants des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (hors membres associés). Le Maroc en est membre de plein droit. À confirmer auprès de l'université pour 2026-2027 : le décret s'applique aussi à elle.

Deux pièges de lecture, rencontrés en relisant ces fiches :

  • « Aucune exonération des droits différenciés » contient le mot « exonération » et désigne pourtant un master qui les applique tous.
  • « Tous exonérés pour 2024/2025 » ne dit rien de 2026-2027 : une exonération annoncée pour une année passée ne vaut pas pour la suivante.

En licence : Parcoursup ne les publie pas

Aucune fiche Parcoursup ne dit si l'université exonère les étudiants extra-européens : le montant affiché est le tarif national. Pour une licence, il faut chercher la page « étudiants internationaux » du site de l'université, ou écrire à son service des relations internationales — et le faire avant de dépenser un vœu.

Le budget : prévoir les droits pleins

Les droits d'inscription s'ajoutent au minimum de ressources exigé pour le visa étudiant (877,50 € par mois depuis le 1er août 2026 — voir la preuve de ressources du visa). Une exonération se demande et s'obtient après l'admission : monter le budget en comptant dessus, c'est risquer un plan de financement qui ne tient plus au moment de payer.

Et dans le choix des vœux

Dans la sélection de vœux d'Admito, chaque master affiche ce que dit sa fiche sur les droits d'inscription. L'étudiant peut demander à ne garder que ceux qui ne les appliquent pas — mais le moteur lui dit d'abord ce que ce choix coûte en chances d'admission sur son propre dossier. Selon les profils, cela ne coûte rien, ou fait perdre plusieurs points sur le meilleur vœu : un refus partout coûte une année, souvent plus cher que les droits qu'on voulait éviter. Comment Admito choisit les vœux.

Les étapes

  • Partir des montants 2026-2027 : 2 902 € par an en licence, 3 950 € en master
  • Vérifier si votre situation vous en dispense de plein droit : bourse du gouvernement français, accord de réciprocité, résidence de longue durée, doctorat
  • Pour un master, lire le champ « droits d'inscription » de la fiche Mon Master de chaque formation
  • Pour une licence, chercher la page « étudiants internationaux » de l'université ou écrire à ses relations internationales
  • Monter le budget du visa avec les droits pleins, et demander l'exonération une fois admis

Les erreurs à éviter

  • Budgéter 178 € par an parce que c'est le montant affiché sur Parcoursup : c'est le tarif national
  • Croire qu'une exonération obtenue par un proche l'an dernier vaudra pour vous en 2026-2027
  • Compter sur une exonération pour justifier ses ressources au moment du visa
  • Écarter une formation à cause des droits sans mesurer ce que ce choix coûte en chances d'admission

Questions fréquentes

Combien paie un étudiant marocain à l'université en 2026-2027 ?

En principe 2 902 € par an en licence et 3 950 € en master, contre 178 € et 255 € au tarif national (montants publiés par Campus France). Le doctorat coûte 398 € pour tout le monde.

Toutes les universités appliquent-elles les droits différenciés ?

Ils sont la règle dans les établissements publics qui relèvent du ministère de l'Enseignement supérieur. Une université peut exonérer un étudiant sur demande, mais depuis le décret du 19 mai 2026 ces exonérations sont plafonnées : 30 % des étudiants en 2026-2027, 25 % en 2027-2028, puis 20 %.

Être francophone donne-t-il droit à une exonération ?

Pas en général. Certaines universités le prévoient : l'Université de Lorraine exonère en M1 les ressortissants des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie, dont le Maroc. C'est à confirmer auprès de l'université, année par année.

Qui est exonéré d'office ?

Les boursiers du gouvernement français et les boursiers sur critères sociaux, et les étudiants venus par un accord qui prévoit la réciprocité de l'exonération (accord entre établissements, programme d'échange). Les titulaires d'une carte de résident de longue durée, les réfugiés et les doctorants paient le tarif national.

Sources officielles

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