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Alternance en France : ce qu'un étudiant marocain peut signer, et quand

5 min de lecture

Oui, un étudiant marocain peut étudier en alternance en France — mais pas en sortant du baccalauréat. Depuis le Maroc, une seule voie est ouverte la première année, le contrat d'apprentissage, et elle suppose un niveau bac+3 au minimum. Ce guide dit quelles formations elle couvre, ce qui reste fermé, et ce qu'il faut faire confirmer par écrit avant de signer.

Deux contrats existent en France. Le contrat d'apprentissage relève de la formation initiale et prépare un diplôme ; le contrat de professionnalisation relève de la formation continue et vise une qualification professionnelle. L'article R5221-7 du code du travail, en vigueur depuis le 1er mai 2021, réserve le contrat de professionnalisation aux étudiants étrangers ayant déjà passé une première année de séjour en France. Le contrat d'apprentissage suit la même règle, sauf pour les étudiants inscrits dans un cursus conférant le grade de master ou figurant sur la liste prévue au 1° de l'article D421-6 et au 1° de l'article D422-13 du CESEDA, c'est-à-dire les diplômes de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles : ceux-là peuvent le signer dès leur première année. Concrètement, ces voies supposent toutes un niveau bac+3 au minimum. Un bachelier marocain qui arrive de Casablanca ou de Rabat ne peut donc viser ni un BTS ni un BUT en alternance, ni les formations ouvertes aux primo-arrivants. Un licencié, lui, peut viser un master en alternance, une formation d'ingénieur habilitée par la CTI accessible à partir de bac+3, ou un diplôme labellisé par la Conférence des grandes écoles. Il n'existe pas de visa « alternance » : le titre reste le VLS-TS ou la carte de séjour « étudiant ». Campus France Maroc indique que les candidatures peuvent être effectuées via la plateforme Études en France ou auprès des établissements — seules les premières consomment un vœu. Et rien ne remplace le contrat de travail : sans employeur, il n'y a pas d'alternance.

Deux contrats, deux régimes différents

L'alternance repose sur un contrat de travail, et il en existe deux. L'apprentissage relève de la formation initiale et prépare un diplôme ; la professionnalisation relève de la formation continue et vise une qualification professionnelle (fiche F31704 de Service-public Entreprendre). Cette distinction décide de tout : l'apprentissage est compatible avec le statut étudiant, la professionnalisation beaucoup moins. Depuis le Maroc, un seul mot compte dans une annonce : apprentissage.

À faire : repérez le contrat proposé avant de répondre à une offre ; si l'annonce ne le précise pas, demandez-le par écrit.

Avec le baccalauréat seul, rien n'est ouvert à l'arrivée

Les trois voies décrites plus bas supposent un niveau bac+3 au minimum : un master exige une licence, et Campus France Maroc décrit la formation d'ingénieur en apprentissage comme accessible à partir de bac+3. La porte n'est pas fermée pour autant : l'alternance redevient envisageable une fois la licence obtenue, ou après une première année de séjour en France.

À faire : si vous sortez du baccalauréat, partez en formation initiale sous statut étudiant et gardez l'alternance pour la suite.

Ce qui est ouvert dès votre première année en France

L'article R5221-7 du code du travail, en vigueur depuis le 1er mai 2021, autorise l'étudiant étranger à conclure un contrat d'apprentissage « dès la première année de séjour s'il justifie d'une inscription dans un cursus sanctionné par un diplôme conférant le grade de master ou figurant sur la liste prévue au 1° de l'article D. 421-6 et au 1° de l'article D. 422-13 » du CESEDA.

Campus France Maroc traduit cette règle en trois familles de formations pour un primo-arrivant :

  • une formation conduisant à un diplôme conférant le grade de master ;
  • une formation d'ingénieur, accessible à partir d'un niveau bac+3, habilitée par la CTI ;
  • un diplôme de niveau I labellisé par la Conférence des grandes écoles.

« Niveau I » trompe beaucoup de candidats : c'est l'ancienne nomenclature, où le niveau I est le plus élevé et correspond à bac+5 (niveau 7 aujourd'hui), pas à une première année. Quant à la formation d'ingénieur, elle ne figure pas telle quelle dans le texte réglementaire : elle est citée par Campus France Maroc, source officielle.

À faire : sur la fiche de chaque formation visée, cherchez la mention « grade de master » ou l'appartenance à la liste de la Conférence des grandes écoles. Si l'établissement ne sait pas répondre, c'est déjà une information.

Ce qui reste fermé tant que vous n'avez pas passé un an en France

Le contrat de professionnalisation n'est ouvert qu'après une première année de séjour, sans exception : Campus France Maroc précise qu'il s'adresse aux étudiants inscrits en France depuis un an. Pour l'apprentissage, la limite est la même hors grade de master et hors liste de la Conférence des grandes écoles.

L'Onisep rappelle que le BTS est le diplôme du supérieur le plus souvent préparé en alternance, et que la plupart des licences professionnelles peuvent l'être aussi. Ni l'un ni l'autre ne confère le grade de master.

Le cas de la licence professionnelle revient souvent, et le texte le tranche. R5221-7 renvoie au 1° des articles D421-6 et D422-13 du CESEDA, qui ne comprennent que les diplômes de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles. La licence professionnelle figure au 2° de ces articles, donc hors du renvoi, et ne confère pas le grade de master : elle n'ouvre pas l'apprentissage dès la première année.

À faire : si votre projet est un BTS, un BUT ou une licence professionnelle, prévoyez d'arriver en formation initiale sous statut étudiant — parcours détaillé dans notre guide de la procédure Campus France. En cas de doute sur un diplôme précis, l'interlocuteur compétent est l'OPCO qui valide le contrat, pas l'établissement.

Titre de séjour, autorisation de travail et 964 heures

Le titre requis est le visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ou la carte de séjour, mention « étudiant » (fiche F2713). Il n'existe pas de visa « alternance ».

Depuis le 26 avril 2026, le 12° de l'article R5221-2 du code du travail dispense d'autorisation de travail l'étudiant titulaire de ce titre qui a conclu, dans son cursus, un contrat d'apprentissage validé par le service compétent — l'OPCO, ou la Dreets pour le secteur public. Ce 12° ne fixe aucun plafond d'heures, contrairement au 11°, qui limite l'activité salariée accessoire à 964 heures, soit 60 % de la durée annuelle de travail. Les Marocains relèvent de cette règle générale : le régime particulier de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 vise l'Algérie, pas le Maroc.

La page « Travailler pendant ses études » de Campus France Maroc écrit encore que l'employeur doit demander une autorisation provisoire de travail si le contrat dépasse 964 heures par an. Elle n'est pas à jour : c'est la même page qui affiche un Smic de 11,07 € daté du 1er août 2022.

À faire : cette démarche, si un employeur l'évoque, lui incombe. Demandez-lui par écrit, avant de signer, le volume annuel d'heures prévu et s'il a engagé une demande d'autorisation. Voir notre guide du visa étudiant et du rendez-vous TLScontact.

Combien vous êtes payé, et en quoi

L'apprenti est un salarié, avec les mêmes droits que les autres salariés. Pour la première année, la fiche F2918 donne 27 % du Smic brut pour les 16-17 ans, 43 % pour les 18-20 ans, 53 % pour les 21-25 ans et 100 % à partir de 26 ans. À partir de 21 ans, elle retient le montant le plus élevé entre ce pourcentage du Smic et le même pourcentage du salaire minimum conventionnel de l'emploi occupé : demandez quelle convention collective s'applique.

Ces montants sont des bruts. Pour les contrats débutant depuis le 1er mars 2025, le salaire de l'apprenti est exonéré de cotisations salariales dans la limite de 50 % du Smic : en dessous, le net est très proche du brut ; au-dessus, la part supérieure est cotisée. Demandez une estimation du net.

La fiche F2300, vérifiée le 1er juin 2026, donne 12,31 € brut de l'heure et 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures, et rappelle que le Smic est revalorisé chaque 1er janvier. Reprenez le montant affiché sur cette fiche le jour où vous signez.

Un salaire d'apprenti ne vous dispense pas de la preuve de ressources exigée pour le visa. Nous n'avons pas vérifié si un contrat signé est accepté comme justificatif : tant que ce n'est pas confirmé par écrit, préparez ce dossier comme n'importe quel étudiant, avec notre guide de la preuve de ressources.

À faire : appliquez votre pourcentage au Smic en vigueur, comparez-le au seuil de ressources exigé pour le visa et à vos charges réelles (guide du budget), et ne comptez pas sur ce salaire tant que le contrat n'est pas signé.

Ce qui est gratuit, et ce qui ne l'est peut-être pas

La gratuité prévue par l'article L6211-1 du code du travail porte sur le coût de la formation, pas sur l'ensemble de vos frais. Nous n'avons pas vérifié si un apprenti étranger reste redevable des droits d'inscription, de la CVEC ou des droits différenciés : ne tenez pas l'alternance pour entièrement gratuite.

Ce qui est acquis : la formation ne peut pas vous être facturée, et aucune contrepartie financière ne peut être demandée à l'apprenti au titre du contrat. La participation de 750 €, due depuis le 1er juillet 2025 pour les diplômes de niveau 6 (bac+3 dans la nomenclature actuelle) et plus, incombe à l'employeur.

À faire : demandez à l'établissement la liste écrite de ce qui reste à votre charge.

Chercher l'entreprise : la partie la plus incertaine

L'Onisep le dit en une phrase : pas de formation en alternance sans contrat de travail signé avec un employeur. Campus France Maroc précise qu'une promesse d'embauche ou un contrat signé pourra vous être demandé, et renvoie vers 1jeune1solution.gouv.fr pour les offres.

Cette recherche est la partie la plus incertaine du parcours : vous postulez sans être inscrit, sans titre de séjour et sans pouvoir vous déplacer, et beaucoup d'entreprises ne répondent pas. Ne construisez donc pas toute votre campagne sur l'alternance : gardez au moins une formation initiale sous statut étudiant, c'est elle qui vous permettra de partir si aucun contrat n'est signé. Nous ne pouvons pas chiffrer le délai de validation du contrat par l'OPCO, faute de source officielle : demandez-le au CFA par écrit.

À faire : cherchez l'entreprise en même temps que vous candidatez, et non après l'admission. Demandez par écrit à chaque établissement ce qu'il advient de votre admission sans employeur à la rentrée.

Le circuit administratif, dans l'ordre

Campus France Maroc indique que les candidatures peuvent être effectuées « via la plateforme Études en France ou auprès des établissements ». Ces deux canaux ne coûtent pas la même chose : la plateforme autorise « 7 choix maximum », et « les vœux en dehors de la plateforme ne rentrent pas dans le nombre de 7 ». Une candidature directe auprès d'un établissement non connecté ne consomme donc aucun vœu. Interrogez chaque école sur son canal avant d'en dépenser un (guide complet Campus France).

Vient ensuite la procédure pré-consulaire « Je suis accepté », quel que soit le canal d'admission. Campus France Maroc juge indispensable de vérifier d'abord que vous n'êtes ni exempté ni dispensé, et en publie la liste. Si vous ne l'êtes pas, lancez la procédure : vous ne pouvez pas vous présenter chez TLScontact sans l'autorisation de Campus France, sinon TLScontact refusera votre dossier. La même page rappelle qu'elle ne garantit pas la délivrance d'un visa.

Votre niveau de français est évalué par l'établissement, et les exigences varient d'une formation à l'autre. Entraînez-vous gratuitement avec notre test TCF gratuit ; ne réservez une session payante via le calendrier des centres TCF au Maroc qu'une fois l'exigence confirmée par écrit.

À faire : posez trois jalons — dépôt des candidatures, signature du contrat, puis « Je suis accepté » avant le rendez-vous TLScontact. Les dates de campagne sont publiées chaque année sur maroc.campusfrance.org : relevez-les, et ne vous fiez pas à celles de l'année précédente.

Ce que ce guide n'affirme pas

Nous n'avons pas pu vérifier sur france-visas.gouv.fr si le contrat signé est une pièce obligatoire du dossier consulaire pour le Maroc : la seule formulation officielle trouvée reste celle de Campus France Maroc, il « pourra vous être demandé ». Nous n'avons vérifié ni la possibilité de demander une formation en alternance via Parcoursup, ni les conditions de renouvellement du titre de séjour d'un alternant.

À faire : posez ces questions par écrit à l'établissement, au CFA ou au consulat avant d'engager de l'argent.

Les étapes

  • Vérifiez d'abord votre niveau d'études. Les voies ouvertes dès la première année de séjour supposent un bac+3 au minimum : avec le baccalauréat seul, partez en formation initiale sous statut étudiant et gardez l'alternance pour plus tard.
  • Vérifiez ensuite la formation : elle doit conférer le grade de master, être une formation d'ingénieur habilitée par la CTI accessible à partir de bac+3, ou figurer sur la liste des diplômes de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles (niveau I = le plus élevé de l'ancienne nomenclature, soit bac+5, et non une première année).
  • Vérifiez le contrat proposé : seul le contrat d'apprentissage est possible pour un primo-arrivant. Le contrat de professionnalisation n'est ouvert qu'à l'issue d'une première année de séjour en France.
  • Cherchez l'entreprise en même temps que vous candidatez, depuis le Maroc. Campus France Maroc renvoie vers 1jeune1solution.gouv.fr et recommande de vérifier que l'offre concerne bien les candidats étrangers en contrat d'apprentissage. Gardez en parallèle au moins un vœu en formation initiale classique : sans contrat signé, c'est lui qui vous permettra de partir.
  • Choisissez votre canal de candidature. Campus France Maroc indique que les candidatures peuvent être effectuées via la plateforme Études en France ou auprès des établissements : la plateforme autorise 7 choix maximum, et les vœux formulés en dehors n'entrent pas dans ce nombre. Demandez à chaque école par quel canal elle recrute avant de dépenser un vœu.
  • Faites confirmer par écrit ce qui coûte cher : à l'employeur, le volume annuel d'heures et toute démarche d'autorisation de travail (elle lui incombe, pas à vous) ; à l'établissement, la liste des frais qui restent à votre charge, la gratuité ne portant que sur le coût de la formation.
  • Vérifiez ce que la formation visée exige en français avant de payer quoi que ce soit : les exigences varient d'un établissement à l'autre. Entraînez-vous gratuitement avec le [test TCF gratuit](/test-tcf-gratuit-maroc), et ne réservez une session via le [calendrier des centres TCF au Maroc](/blog/calendrier-centres-tcf-maroc) qu'une fois l'exigence confirmée par écrit.
  • Une fois admis, vérifiez d'abord que vous ne relevez pas d'un cas d'exemption ou de dispense — Campus France Maroc juge cette vérification indispensable et en publie la liste. Si vous n'êtes pas dispensé, lancez la procédure pré-consulaire « Je suis accepté » : sans l'autorisation de Campus France, TLScontact refusera votre dossier au guichet.

Les erreurs à éviter

  • Croire qu'on peut partir en alternance juste après le baccalauréat. Les trois familles de formations ouvertes dès la première année supposent toutes un niveau bac+3 au minimum : un bachelier doit d'abord partir en formation initiale sous statut étudiant.
  • Viser un BTS, un BUT ou une licence professionnelle en alternance dès l'arrivée. Aucun de ces diplômes ne confère le grade de master, et la licence professionnelle figure au 2° des articles D421-6 et D422-13 du CESEDA, alors que R5221-7 ne renvoie qu'à leur 1°.
  • Confondre apprentissage et professionnalisation en répondant à une offre. Le contrat de professionnalisation n'est ouvert qu'après une première année de séjour en France, sans exception.
  • Brûler ses sept vœux Études en France alors que Campus France Maroc autorise aussi la candidature directe auprès des établissements : les vœux formulés hors plateforme n'entrent pas dans le nombre de 7.
  • Bâtir toute sa campagne sur des formations en alternance et chercher l'employeur après l'admission. L'Onisep est clair : pas de formation en alternance sans contrat de travail signé. Sans contrat, il faut un autre vœu pour partir.
  • Calculer son budget sur un brut, ou sur un Smic périmé. Les pourcentages de la fiche F2918 s'appliquent au Smic brut, et la page « Travailler pendant ses études » de Campus France Maroc affiche encore un Smic de 11,07 € daté du 1er août 2022.

Questions fréquentes

Puis-je faire mon alternance dès ma première année en France ?

Oui, mais uniquement en contrat d'apprentissage et uniquement dans certaines formations. L'article R5221-7 du code du travail lève la condition d'un an de séjour pour les cursus conférant le grade de master ou figurant sur la liste prévue au 1° des articles D421-6 et D422-13 du CESEDA, c'est-à-dire les diplômes de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles. Campus France Maroc y ajoute les formations d'ingénieur habilitées par la CTI, accessibles à partir de bac+3.

Je viens d'avoir mon baccalauréat : puis-je partir en alternance ?

Non, pas à l'entrée. Les trois familles ouvertes aux primo-arrivants supposent toutes un niveau bac+3 au minimum : un master exige une licence, la formation d'ingénieur en apprentissage est décrite par Campus France Maroc comme accessible à partir de bac+3, et un diplôme de niveau I est un diplôme de fin de cursus. L'alternance redevient envisageable une fois la licence obtenue, ou après une première année de séjour en France.

Un BTS, un BUT ou une licence professionnelle en alternance est-il possible en arrivant du Maroc ?

Non, pas dès la première année. Aucun de ces diplômes ne confère le grade de master. Pour la licence professionnelle, le texte tranche : R5221-7 renvoie au 1° des articles D421-6 et D422-13 du CESEDA, qui ne comprennent que les diplômes de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles, alors que la licence professionnelle figure au 2° de ces articles. Ces formations restent accessibles en formation initiale, sous statut étudiant.

Faut-il un visa spécial pour l'alternance ?

Non. Il n'existe pas de visa « alternance ». Le titre requis est le VLS-TS mention « étudiant » ou la carte de séjour « étudiant », comme pour toute inscription en études supérieures en France.

Dois-je avoir signé mon contrat avant de demander le visa ?

Campus France Maroc écrit qu'une promesse d'embauche ou un contrat déjà signé « pourra vous être demandé ». Nous n'avons pas pu vérifier sur france-visas.gouv.fr si le contrat signé figure parmi les pièces obligatoires du dossier consulaire pour le Maroc : vérifiez ce point auprès du consulat. En revanche, l'Onisep rappelle qu'il n'y a pas de formation en alternance sans contrat de travail signé.

Combien gagne un apprenti étranger ?

L'apprenti est un salarié, avec les mêmes droits que les autres salariés de l'entreprise. En première année, la fiche F2918 donne 27 % du Smic brut pour les 16-17 ans, 43 % pour les 18-20 ans, 53 % pour les 21-25 ans et 100 % à partir de 26 ans ; à partir de 21 ans, c'est le montant le plus élevé entre ce pourcentage du Smic et le même pourcentage du salaire minimum conventionnel de l'emploi occupé. Ces montants sont des bruts : pour les contrats débutant depuis le 1er mars 2025, l'exonération de cotisations salariales est plafonnée à 50 % du Smic, et la part supérieure est cotisée. En contrat de professionnalisation, le barème va de 55 % à 100 % du Smic.

Mon salaire d'apprenti suffit-il comme preuve de ressources pour le visa ?

Nous ne l'avons pas vérifié auprès du consulat, et tant que ce n'est pas confirmé par écrit, préparez votre dossier de ressources comme n'importe quel étudiant. Un contrat non signé ne prouve rien, et le salaire d'apprenti est un montant brut : comparez-le au seuil de ressources exigé avant de conclure quoi que ce soit.

Puis-je travailler plus de 964 heures par an ?

Le 11° de l'article R5221-2 du code du travail limite l'activité salariée accessoire d'un étudiant étranger à 964 heures par an, soit 60 % de la durée annuelle de travail ; les étudiants marocains relèvent de ce régime général. Mais depuis le 26 avril 2026, le 12° du même article dispense d'autorisation de travail l'étudiant qui a conclu, dans le cadre de son cursus, un contrat d'apprentissage validé par le service compétent (OPCO, ou Dreets pour le secteur public), sans fixer de plafond d'heures. La page « Travailler pendant ses études » de Campus France Maroc n'est pas à jour sur ce point.

Une formation en alternance consomme-t-elle mes vœux Campus France ?

Cela dépend du canal. Campus France Maroc indique que les candidatures peuvent être effectuées « via la plateforme Études en France ou auprès des établissements ». La plateforme autorise « 7 choix maximum », et « les vœux en dehors de la plateforme ne rentrent pas dans le nombre de 7 » : une candidature adressée directement à un établissement non connecté ne consomme donc aucun vœu. Dans les deux cas, la procédure pré-consulaire « Je suis accepté » reste à accomplir avant le rendez-vous TLScontact, sauf cas de dispense.

Sources officielles

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